À la rencontre de William, créateur de la marque de vêtements Vulvacard

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À l’occasion de la sortie de la dernière capsule de Vulvacard disponible ici, nous sommes partis à la rencontre de William, créateur de la marque. Découvrez le et plongez dans l’univers de la marque.

Salut William, merci de participer à cette interview ! Peux-tu nous parler un peu plus de toi et de comment est née l’idée de lancer Vulvacard ?

Moi c’est William, j’ai 18 ans depuis 6 ans. Éternel insatisfait. Amoureux du graphisme et de l’esthétisme. Je déteste la symétrie, les objets ronds et la hype autour du textile.

Il y a 4 ans, pendant une soirée entre potes, j’ai eu un déclic. J’en ai eu marre de voir des gens porter des vêtements simplement pour la hype, sans se soucier de savoir s’il y a une histoire derrière la création ou non.

Polaire Vulvacard tirée de sa dernière capsule. 59,99€

 

Tu souhaites raconter une histoire avec ta marque, mais de quoi t’inspires-tu pour lancer tes collections ?

Pour créer un produit, une collection, je m’impose un thème. J’y pense en écoutant une musique qui s’accorde un maximum avec. Et jusque maintenant, après quelques heures l’inspiration frappe à la porte. Les thématiques tournent toujours autour de mon quotidien. Ce que j’ai pu vivre, que ce soit il y a des années ou ce matin. J’ai beau essayer de varier, en général, je reviens toujours aux sources, la banlieue. Là d’où je viens.

 

Quel message essayes-tu de véhiculer avec ta marque ?

Le but de la marque, c’est de bosser uniquement avec des jeunes issus de banlieue, ces milieux défavorisés, et de leur donner une « chance » d’avoir une première expérience en tant que professionnel. Ce que les gens issus d’autres milieux refusent de leur donner. Et qui sait, peut-être même leur ouvrir des portes.

Mannequins, photographes, graphistes… Nos banlieues regorgent de talents inconnus, qui méritent d’être exposés aux yeux de tous.

Femme portant le sweat à capuche blanc "can"t stop us"

Hoodie « Can’t Stop Us » de la collection 2019 de Vulvacard. 29,99€

 

Comment vois-tu ta marque dans le futur et quels sont tes projets ?

Dans quelques années, j’aimerais avoir un shop, pas loin de Paris, ma ville, voire même dedans. Un truc sympa, mais street, sans prise de tête, et plusieurs employés, que des jeunes. Des jeunes de banlieues qui décrocheraient tout juste leur premier job pour sortir enfin de toute cette galère qu’est « l’image que les gens nous donnent ».

 

Parle-nous un peu de ton quotidien, comment gères-tu ta marque ?

En général je me réveille aux alentours de 9h. Première chose que je fais c’est checker les réseaux, continuer la « veille ». Ensuite je cherche de l’inspiration pour créer un item* ou je reprends la création en cours d’un autre item.

Dans l’après-midi, je me mets sur la partie marketing. Je cherche un moyen de rendre la marque unique sur le long terme. Il faut savoir que tout ce qui sort aujourd’hui a été créé il y a un ou deux ans minimum puis a été révisé avant sa production et donc sa sortie. Tout se fait au feeling. Je m’impose juste une cadence de travail mais aucune tâche. Si je ne veux pas faire un truc aujourd’hui, je ne le fais pas. Mais je fais un autre truc à la place obligatoirement. Pour ne jamais « rien faire ».

Sacoche de la dernière capsule de Vulvacrd. 30€

Et quels conseils donnerais-tu à un jeune entrepreneur qui voudrait lancer sa marque ?

Je dirais qu’il faut que la marque ressemble à ce que la personne a envie de faire. Si t’es créatif, que tu veux avancer et que t’as du talent, il faut mettre tout ça en valeur et te trouver une « spécialité ». Ne pars pas dans tous les sens, sauf peut-être au début, pour te faire connaître, mais essaye de trouver rapidement ce qui te plait et perfectionnes-toi là-dedans. Deviens incollable. Deviens le seul et l’unique. Et surtout, surtout, n’écoute pas tes proches ou seulement ceux qui critiquent de manière constructive. Tu t’en fous que ton truc plaise ou pas tant qu’il te plait à toi. Il finira par leur plaire aussi.

 

Vous pouvez retrouver la dernière capsule de Vulvacard ici. Stocks très limités.

 

Par Lisa Le Duigou.

 

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